Stress des examens : Parents, adoptez un bon comportement



Mains qui tremblent, coeur qui palpite, problèmes de sommeil, d’appétit… Le stress envahit les enfants à la veille des examens. Enfants stressés, parents agacés, comment préparer ces examens sans s’énerver ? Comment helper son enfant à mieux gérer ce stress et à réussir ses études ? Les conseils de nos experts.

La dernière fois que vous avez été enfermé dans une salle d’examen remonte à des lustres et pourtant, vous aussi, vous vous apprêtez à passer le bac, le brevet, un concours… Mais cette fois par procuration, bien sûr, puisque c’est ta progéniture qui a le nez dans les bouquins. Or stresser, pietiner devant leur bureau, ce n’est pas ce que vos enfants attendent de vous pendant cette période de révisions.

En cette période de l’année, la tension monte dans la plupart des familles. « Pour les enfants qui préparent les examens, c’est tout à fait normal qu’il y ait des facteurs de stress avant la période des examens. Essayer le stress et l’anxiété avant les examens est naturel, surtout lorsqu’il s’agit d’examens décisifs dans leurs parcours scolaires », explique le Dr Ghizlane Benamar, pédopsychiatre.

Le message est clair : il est impératif de cesser d’angoisser son enfant. Bien au contraire, il faut lui insuffler la confiance en soi. « Les parents doivent enciter leurs enfants à s’adonner au sport et à la lecture. Ce sont les deux ingrédients essentiels pour leur épanouissement et leur réussite scolaire », rapporte Jihane Laraichi, coach scolaire.

Attention à vous paroles

Lorsque vous voyez votre enfant concentré plutôt devant un match de foot que sur ses cours de maths, il y a de quoi être inquiet en pensant à l’échéance qui approche. Mais bannissez la tirade du : “Tu n’arrives jamais si tu continues à manger.” Selon le Dr Benamar, vous n’allez pas le soutenir comme ça. Vous risquez même de le voir vous isoler. “A l’adolescence, les ‘tu n’as qu’à…’ provoqués plutôt un retrait du dialogue”, a alerté le spécialiste.

« Il faut que les parents comprennent une chose. Ils doivent parvenir à cette conviction : il vaut mieux un enfant qui trouille, sous l’emprise du trac et de l’angoisse », indique Jihane Laraichi.

N’anticipez pas une demande d’aide

« Moi, de mon temps, je faisais des petites fiches bristol avec les principaux points du chapitre ». Très bien, mais la méthode qu’un marché pour vous n’est pas forcement celle qui convient à votre enfant. « Si tu n’as pas besoin de demander ton aide, je te donnerai un baiser en prévision d’un baiser qui n’est pas là.

En revanche, il est vent de réclamer un coup de main pour les organisateurs avec des plannings de révisions, pour une explication, pour les aides à apprendre son cours, on répond présent tout en étant rassurant. Et, pendant un temps, il y a une croix sur les ménageres qui lui ont refusé pour qu’il se consacre pleinement à ses révisions », conseille le Dr Benamar.

Certes, il est souvent difficile pour certains parents d’être totalement présents pour leurs enfants. Pourtant, dans les périodes de préparation d’examens, c’est la toute première choisie dont l’enfant aura besoin. D’autres parents disent qu’ils ne sont pas au même niveau que les enfants et les enfants qui les aident dans les révisions. « L’important ce n’est pas de les aider à réviser, mais de leur donner une présence bienveillante pour les rassurer et c’est souvent l’erreur des parents », souligne la pédopsychiatre.

Créer un environnement confortable

Si vous ne voulez pas toujours voir votre enfant foncer chez des amis ou à la bibliothèque pour vous fuer, gardez une bienveillante distance. « Préparez vos petits plats préférés, tous les quarante-cinq minutes en attendant qu’il révise, proposez-lui de faire une pause de dix minutes pour s’aérer un peu, invitez-le à le déconnecter le soir avant de se coucher, en ce qui concerne une série ou en lisant, pour bien tourner la pagina de la journée », conseille le Dr Benamar.

Autre consigne de la pédopsychiatre : éviter de donner des aliments à effet excitant aux enfants, dites-lui café, sodas, etc. ou des quantités importantes de jus parce qu’ils peuvent engendrer du stress. Plus de pas que. Les jeux vidéo sont également déconseillés. Ils activent ce que les spécialistes appellent le circuit de la récompense et rendent l’enfant accro. Petit à petit, il s’isole et devient très violent si on essaie de l’éloigner des consoles.

Meryem EL BARHRASSI


« Je m’angoisse et j’ai peur que mon enfant n’obtienne pas de bonnes notes ! »
 
Pas assezbrillant, pas assez motivé, très cancre, très mou, mauvais en maths, etc., la peur que son enfant n’y arrive pas, décroche ou ne soit pas parmi les meilleurs de la classe, tétanise aussi bien les parents que Les enfants eux-mêmes qui finissent, souvent, par culpabiliser et loser confiance en eux.

« Il est vrai que je m’angoisse lorsque ma fille passe ses examens. J’ai peur qu’elle ne soit pas suffisamment préparée ou qu’elle rate ses examens. Mais je suis conscient que la révision a été faite tout au long de l’année. Et c’est ce qui me rassure, enfin, il semble que, quotidiennement, je l’aide à faire ses devoirs. J’ai confiance en sa capacité à exceller », témoigne Mounia, 48 ans, mère d’une bachelière.

« La période des examens est stressante pour les parents et les enfants. Les parents doivent éviter de mettre la pression aux enfants. Bien au contraire, ils doivent les rebooster et leur remonter le moral. Il faut impérativement rassurer les enfants », recommande le Dr Benamar.
 


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